L’histoire

Voici quelques courts chapitres de l’histoire du monde. Nous avons sélectionné quelques passages importants du dernier millénaire pour que vous puissiez comprendre le monde tel qu’il est aujourd’hui.

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« L’histoire que je m’apprête à vous raconter relate les événements les plus lointains que l’homme est arrivé à reconstituer. Elle ne parle pas de la création d’un monde mais bel et bien des hommes qui créèrent celui-ci.

Libre à vous de croire ou non en ce récit: moi-même je ne sais si je dois y croire …

Le tout commence avant même la création de vos pays, avant même que l’homme ne puisse rêver de faire ses propres choix. Il prend racine dans un passé si lointain qu’aujourd’hui même, nous en parlons comme s’il n’était qu’une légende. »

Le commencement

Nous supposons qu’à cette époque, les Astraels et les Déméphis marchaient librement sur le monde. Notre terre était leur champ de bataille et les hommes, de simples pions. Les guerres étaient partout, elles s’enchaînaient avant même que la dernière ne soit finie. Il n’y avait ni frontières, ni règles; seulement la guerre.

Les temps étaient sans espoir et sans fin, jusqu'à cette nuit. Bénite ou maudite, cette nuit changea l’essence même du monde tel qu’il était connu à l’époque.

Alors qu’Astraels et Déméphis rassemblaient leurs légions de fanatiques pour porter le coup fatal à leurs ennemis, promettant la fin de la guerre par leur suprématie sur les autres, les armées, aveuglées par leurs paroles, marchaient une nouvelle fois vers la mort et la destruction. La terre tremblait sous le rythme de leurs pas, le ciel s’assombrissait sous l’effet des feux destructeurs qu’ils allumaient, les lacs et les rivières étaient asséchées pour assouvir leur soif.

Dégouté par le carnage, par la misère que les guerres entre ses frères Astraels et les Déméphis créaient sur terre, Fenryr en vint à tituber sur notre monde, abandonnant les cieux dans l’espoir de faire cesser ces combats incessants. Marchant contre ses frères, il dut payer de son immortalité l’affront fait aux autres Astraels et perdit aussi dans sa chute ses ailes.

L’Astrael, abandonné et désespéré, poussa un gémissement porteur d’une telle douleur qu’il fit frissonner le monde entier. Les pleurs durèrent plusieurs jours, un chant qui fit même reculer les plus puissants Immortels.

Mon histoire aurait pu s’arrêter là, mais en fait, c’est ici qu’elle commence réellement. Tout ce qui a été dit jusqu’ici n’est que supposition. On ne retrouve aucune trace, aucun écrit, de ce qui s’est réellement passé avant l’apparition de cette chose.

La grande Guerre

« Les temps passent et les souvenirs s’estompent. Tout comme les souvenirs d’une odeur qui ne refont surface que lorsque que l’on sent de nouveau celle-ci, l’humain ne se rappelle de son passé que lorsqu’il s'y retrouve confronté de nouveau. »

Martin de Brontifar

Ce matin-là, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants entendirent des lamentations hors du commun. Plusieurs d’entre eux y sentirent un appel et entreprirent un long voyage pour rejoindre la source de cette tristesse.

Il est dit que les quatre premiers à y arriver trouvèrent un être blessé, allongé sur le sol. Ils l’aidèrent à se relever et furent les premiers à entendre les promesses d’espoir, de victoire et de liberté que prônait l’être qui se tenait droit devant eux.

Après s’être remis sur pieds avec l’aide des quatre voyageurs, l’être confia à chacun d’eux une tâche qui permettrait d’accomplir son rêve et de faire cesser les guerres.

Le premier, un jeune barde à peine adulte, se fit confier la mission d’apporter les promesses d’espoir et de liberté à tous les hommes de notre monde, de crier haut et fort qu’ils n’étaient plus seuls, d’annoncer que lui, Fenryr, prendrait les armes pour les délivrer de la servitude et de la misère.

Fenryr lui accorda la grâce du vent afin de parcourir le monde le plus rapidement possible et d’en rallier d’autres à leur cause.

Le second, un homme fort et habile de ses mains, se fit confier la mission de construire un royaume, au centre du monde. L’endroit devait être capable d’abriter, de protéger et de nourrir tous les hommes qui se joindraient bientôt à eux.

Fenryr lui fit cadeau de la force de la terre pour bâtir une œuvre indestructible.

La troisième, une femme capable d’aimer comme seule une mère le peut, se fit confier la mission d’accueillir les hommes qui croiraient en l’espoir d’un monde meilleur, de les soigner et de les nourrir.

Fenryr lui fit cadeau de la douceur de l’eau afin que personne ne manque jamais de rien.

Le quatrième, un homme au fort tempérament et animé par la passion des armes, se fit confier la mission d’apprendre à chaque homme qui se joindrait à eux comment combattre et défendre leurs idéaux.

Il lui donna la rigueur du feu afin qu’il devienne un maître exemplaire.

S’attelant à la tâche que Fenryr leur avait confiée, ils dissipèrent, peu à peu, les ténèbres qui couvraient notre monde depuis la dernière guerre. L’espoir d’un monde libre rejoignait de plus en plus le cœur des hommes et le premier royaume prit naissance au centre du monde.

Alors que le pays de Fenryr se développait rapidement et regroupait chaque jour plus de personnes, les autres, qui essayaient de suivre son exemple, se heurtaient constamment à des regroupements de rivaux. Des guerres de territoires et de pouvoir éclatèrent partout dans le monde, affaiblissant toujours plus les hommes abandonnés par leur Astraels ou leur Déméphis.

Divisés et perdus malgré leurs efforts, perpétuellement en train de combattre pour chaque bout de terre qu’ils tentaient d’exploiter et jaloux de la stabilité et du confort qui régnaient en terre neutre, plusieurs se regroupèrent sous une même croyance. C’est ainsi, croit-on, que furent créés les pays que l’on connaît actuellement.

Les plus forts ou les plus rusés réussirent à éliminer leurs voisins. Le passage par le centre du monde étant fermé par Fenryr, on vit apparaître peu à peu un ordre. Les peuples Astraels, unis face à la menace, réussirent à repousser les tribus Déméphis qui vivaient à l’est de la frontière en les refoulant toujours plus à l’ouest. Un phénomène semblable prenait place à l’ouest, où les peuples mauvais tuaient toute personne ne vouant pas allégeance à un Déméphis.

Voulant éviter de nouveaux bains de sang, Fenryr laissa la chance, au cours d’une seule nuit d’automne, aux membres des factions repoussées de passer la frontière et de retrouver les terres où leurs croyances étaient acceptées. C’est une tradition qui est encore honorée par le peuple neutre, et qui permet, au cours d’une seule nuit, de passer la frontière sous certaines conditions.

Le silence et la faim

« Après tous les sacrifices faits pour obtenir cet état de paix et de prospérité relative, il a fallu que tout soit de nouveau bousculé. Après tous les combats pour conserver un équilibre sur ce monde déchiré, tous les frères enterrés pour la protection de nos préceptes, qu’avons-nous fait pour mériter ce châtiment?»

Extrait du journal de Farendyle, 3e roi de Turenbar

Après des années de stabilisation et l’atteinte de la paix pour la plupart des pays, un nouveau malheur affligea notre monde.

Depuis la nuit des temps, au cœur des terres neutres, se trouvait un portail menant aux enfers et aux cieux. Bien que protégé par les meilleurs gardes des troupes de Turenbar, un jour, celui-ci se ferma. Le peuple de Turenbar, qui prônait la liberté et l’équilibre du monde, se réjouit néanmoins que cette porte se soit enfin fermée, protégeant définitivement le monde des créatures vivant de l’autre côté du portail.

Ce n’est qu’après des jours de festivités et des mois de tranquillité qu’ils comprirent l’importance de celui-ci.

En effet, depuis toujours, de façon sporadique, des cris d’agonie étaient émis à partir du portail. Les habitants des proximités y était habitués et les rumeurs quant à l’origine des cris mêmes était nombreuses; était-ce les cris d’agonie des pauvres qui étaient tombés à l’intérieur après une nuit trop arrosée ou les lamentations des Astraels qui regardaient, impuissants, le monde en-dessous? Était-ce le chant de créatures difformes ou les pleurs d’innocents torturés en enfer?

Peu importe leur origine, leur puissance était réelle. En effet, et bien que leurs effets furent découverts plus tard, les Lamentations émettaient une puissante énergie qui restaurait le corps et l’esprit de ceux les percevant. Leur puissance était telle qu’elle régénérait le sol, soignait les animaux et, par conséquent, était responsable de la fertilité des terres à travers le monde.

Les effets se firent donc sentir quelques mois après la fermeture du portail. Les récoltes étaient moins productives, le bétail mourrait d’une maladie ou d’une autre, les rivières s’emplissaient de poissons morts et rendaient l’irrigation difficile, sinon impossible. Après une année, la production de vivres à travers le monde entier avait diminué de moitié. Les gens mourraient de faim et, comme si cela n’était pas suffisant, les épidémies qui se propageaient arrivaient à éliminer les survivants. Les peuples les plus pacifiques en étaient réduits à tuer pour se nourrir, à brûler les morts pour éviter la contamination et même à abandonner la société et s’isoler pour survivre.

Les dirigeants de toutes les nations, désemparés et ne connaissant toujours pas la cause de leur malheur, se retournèrent contre leurs voisins et se mirent à s’accuser à tort et à travers de l’état catastrophique qui régnait sur le monde. Ajoutant à la famine et la maladie, des guerres éclatèrent un peu partout, ravageant encore plus la population.

Rinogri, un chercheur gnome, s’était installé près du portail quelques années auparavant afin d’étudier ses effets sur l’homme. Il fut le premier à faire le rapprochement entre la fermeture du portail et les malheurs qui affligeaient le monde. Cinq années déjà s’étaient écoulées depuis son étrange disparition.

Une fois la cause trouvée, plusieurs dirigeants se retournèrent vers le roi de Turenbar pour obtenir des explications et, surtout, chercher une solution. Personne ne savait comment s’y prendre pour ouvrir un portail vers les cieux ou les enfers, encore moins un menant aux deux! Réalisant l’ampleur de la catastrophe, Farendyle regroupa plusieurs seigneurs, tant de l’est que de l’ouest et entreprit de refaire le portail.

Dès que les cris se firent réentendre, la nature reprit progressivement son cours normal et les maladies qui accablaient le monde cessèrent de se propager. Bien que cette époque soit derrière nous depuis longtemps, les Lamentations sont aujourd’hui encore une bénédiction pour tous.

Les nouveaux arrivés

« En une seule nuit, notre monde bascula une fois de plus sous les pas des nouveaux arrivants. À l’image de leur créateur, ces êtres sans loi nous prirent tout ce qui était cher à nos yeux. »

Il y plusieurs siècles, quelques temps après la réouverture du grand portail, une nouvelle guerre déchira le monde. Une nouvelle race, venue d'on ne sait où, attaqua de façon foudroyante les peuples Astraels. Les Déméphistos venaient d'envahir le monde et nul ne pouvait prédire alors les événements qui suivirent. En une seule nuit, des centaines de guerriers sanguinaires ravagèrent et conquirent la presque totalité des terres de l’Est. De jour en jour, on découvrait de nouveaux massacres, la population tantôt décimée, tantôt réduite à l’esclavage.

Plusieurs théories courent au sujet de la venue des Déméphistos. Celle dont on parle le plus, et donc la plus plausible, raconte que peu avant leur arrivée, un contingent des meilleurs éléments Déméphis aurait réussi à sortir du portail, trompant de ce fait la vigilance des gardiens. Il y aurait fort à parier que les légions de Jézabeth y aient été pour quelque chose.

Le roi Saloci, roi de Turenbar à cette époque, aurait promptement réagi pour réduire les effets néfastes de cette attaque sur la balance de notre monde. On dit qu’il serait lui-même passé par le grand portail pour raconter l'événement aux Astraels, espérant ainsi qu’ils feraient contrepoids par l’envoi de leurs propres éléments.

C'est ainsi que les ancêtres de nos ancêtres virent une nouvelle fois la guerre faire rage. Une nouvelle force de frappe venait d'entrer sur scène, les Astraelides, unissant les peuples de l’Est alors en déroute. Grâce à leur intervention, les peuples suivant les Astraels furent en mesure de reconquérir leurs terres, redessinant une nouvelle fois les frontières, reconstruisant une nouvelle fois ce qui avait été détruit.

Turenbar réussit de cette façon à conserver l'équilibre des forces.

Sur les milliers d'Astraelides et de Déméphistos qui prirent part à la bataille, seuls quelques survivants, vestiges d’une ère que l’on préférerait oublier, peuplent toujours nos terres. Si certains sont reconnus et acclamés en héros par leur peuple, d’autres subissent aujourd’hui la colère de jadis et sont traités avec méfiance.

Des nouveau-nés ont cependant commencé à voir le jour un peu partout sur les terres, prêchant l’influence de leur géniteur au sein de leur peuple. Bien qu'en nombre restreint, il n’en demeure pas moins que ceux-ci représentent toujours une menace, et ce dû à leur grand pouvoir : ils sont donc reçus avec mépris auprès des peuples auxquels ils n’appartiennent pas.

Bien sûr, il n'y a rien de certain dans ce que je viens de vous raconter, sinon qu’ils existent. Seul l’avenir nous dira si nous nous sommes trompés.

Historique

Résumé de l'an 1010

L'an 1010 marque la fin d'une ère prospère et le début d'une ère de grands changements!

L'an 1011 est présentement en cours!

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